• Les Barbares sur la route des Rroms

     Celui ou celle qui découvrira l'auteurE du texte ci-dessous gagnera un lance pierres, sans les munitions, fabriqué, comme il se doit, par un voleur de poule dont c'est l'arme préférée depuis des générations.

    Pour en finir avec l'haleine pestilentielle de Sarkosy, Hortefeux, Besson, et toute cette brigade gouvernementale de plus en plus arrogante, raciste, malfaisante voire fascisante dans tous les domaines, allez visiter le site "la voix des Rroms" : http://www.lavoixdesrroms.org/ puis régalez vous avec les méchants dessins de notre Gabar international.

    Les dessins originaux

     

    "Je suis né un matin d'orage dans une clinique rue Simon Bolivar (non loin du Colonel Fabien !), dans le 19ème arrondissement de Paname, haut-lieu des combats de la Commune... Et puis, quelques jours après, je me suis retrouvé vivre avec mes parents tout près de la Zone et des Puces de Bagnolet (chères à Brassens et Django), dans cette banlieue, rouge depuis 1928, où vivaient depuis bien plus longtemps les pauvres exclus de la capitale, les immigrés de partout et les "bohémiens" (voir le bouquin "Journal d'un bourgeois de Paris" au XVème siècle, l'arrivée du Roi des Gitans aux portes de Paris)...
    Tout petit, à la fin des années cinquante, avec mes copains de la Communale nous jouions à la Résistance et nous bastonnions avec les "fils de curetons" sur cette zone "verte", véritable terrain d'aventure devenue depuis le périphérique... Bien sûr les parents nous mettaient en garde contre ces "romanichels qui vivaient entre-eux, porteurs de poux, voleurs de poules, voire d'enfants... avec leur musique et leurs danses de sauvages et puis ces feux de camps... rien à voir avec nous, ouvriers éclairés par le flambeau du
    communisme triomphant en Russie ou en Chine"... N'empêche qu'à la Communale on avait des potes gitans, français, sales et pouilleux effectivement, vu que l'eau courante était inconnue dans ces quartiers de misère...
    Bon, on passe aux années soixante-dix où "l'union de la gauche" bétonnait tours et barres...rien à foutre de ces louches manouches qui ne votaient même pas... Ceux qui vivaient en sédentaires étaient l'objet de nombreuses pétitions, tentatives d'expulsion et intimidations racistes en tous genres. A cette époque je m'occupais de remonter les sections locales du MRAP et je me souviens que nous étions une minorité de cocos à penser aux Gitans (ainsi qu'aux Arabes et autres métèques...), ne parlons pas des soc-dém qui préparaient soigneusement leur retour au pouvoir... Fin 79 j'étais alors responsable de l'information municipale à Rosny. Une exposition fût organisée sur le massacre des Tziganes par les nazis. Très peu de visiteurs pour l'expo mais dans le même temps une pétition était orchestrée par les femmes des gendarmes du Fort de Rosny, 300 signatures pour virer les gitans campant aux abords du Fort et qui "faisaient peur aux enfants et polluaient l'environnement"... La section du PCF sortit alors un tract demandant à la Préfecture de les virer rapidement "avant que des habitants excédés ne le fassent eux-mêmes"... C'est à cette occasion que je quittais (dans une ambiance hyper tendue et violente...) mon boulot de propagandiste rétribué, devint refuse nique coluchien et vint me réfugier sans un dans la Creuse profonde... Voilà mon pote ce que j'ai à te dire (et y'en aurait encore des pages...).
    Nous aurons la peau de ces fils de collabos-fachos-racistes encagoulés
    depuis les années trente !
    Vive la vie !
    Vive les Gitanes'

    Les dessins originauxLes dessins originaux


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